Institut des Radio-Isotopes (IRI)

 

iri entreeBref historique

       L’Institut des Radio-Isotopes (IRI) a été crée par décret N°84-9 /PCMS /MES/R du 12 janvier 1984. Les premiers laboratoires ont été installés dans les locaux de la faculté des sciences de la santé , ce n’est qu’ en 1987 que l’institution aura ses propres locaux à quelques mètres de la Faculté des sciences de la santé.
Un Protocole d’accord entre le Gouvernement du Niger et le Commissariat Français à l’Energie Atomique pour la création d’un Institut des Radio-isotopes, signé le 24 juin 1983 et demeuré en vigueur jusqu’au 24 juin 1994 avait soutenu la création de l’IRI.

Missions

Il a pour mission :

  • D’entreprendre et promouvoir des activités de recherche appliquées et fondamentale et matière d’utilisation pacifique des radioisotopes et des techniques nucléaires, et/ou contribuer à leur élaboration et leur réalisation, en liaison avec les Ministères intéressés.
  • D’assurer des enseignements et des recherches spécifiques, et la formation des personnels à tous les niveaux dans le domaine de l’utilisation des radioisotopes en vue du développement du pays.
  • D’entretenir et de mettre à la disposition des organismes et établissements utilisateurs, un appareillage nucléaire d’assurer les prestations techniques de sa compétence qui lui sont demandées par les ministères intéressés de procéder au contrôle technique et sanitaire des importations et des sources radioactives. Le dernier point était dévolu à l’institut jusqu’en 1998 date de la création du Centre Nationale de la Radioprotection (CNRP).

Composition

L’institut comprend trois départements :

  • Le département de Radio-agronomie
  • Le département de Physique et Chimie Nucléaires
  • Le département de Médecine nucléaire

Activités de recherche

Les travaux sont axés sur les thèmes de recherche suivants :

  • Comparaison du bilan hydrique sous culture du mil pur ou associé au niébé ;
  • Etude des échanges gazeux hydriques chez le mil ;
  • Résistance du mil à la sécheresse ;
  • Fertilisation des sols ;
  • Dosage de l’azote total et l’azote 15 ;
  • Dosage du phosphore total et du phosphore 32 ;
  • Développement de techniques analytiques nucléaires ; 
  • Analyses in- vitro de radio-immunologie ;
  • Exploration fonctionnelle de certains organes ;
  • Radio-immunologie ;
  • Dosage de 10 facteurs hormonaux.

Département de Radio-Agronomie

        C’est le premier département crée au sein de l’institut. Il était animé d’abord par les chercheurs de la coopération française (CEA, ORSTOM puis IRD) puis des chercheurs nigériens ont pris le relais. Les travaux avaient axés sur les thèmes de recherche suivants :
Comparaison du bilan hydrique sous culture du mil pur ou associé au niébé
Etude des échanges gazeux hydriques chez le mil
Résistance du mil à la sécheresse Fertilisation des sols
Dosage de l’azote total et l’azote 15
Dosage du phosphore total et du phosphore 32

Le département a deux laboratoires :

  1. Le laboratoire de Fertilité des sols
    Analyse chimique et isotopique des échantillons (sols, eaux et végétaux)
    Analyse granulométrique des sols
    Dosage du phosphore total et P32
    Mesure et suivi de l’humidité des sols à l’aide des sondes à neutron
  2. Le laboratoire de Biotechnologie et Amélioration des plantes
    Mis en place à l’aide de l’assistance de l’AIEA il dispose de :
    deux hottes à flux laminaire,
    trois autoclaves
    deux incubateurs La recherche se fait sur la culture in vitro et l’amélioration des plantes (pomme de terre, mil).

Département de Physique et Chimie Nucléaires

     Ce département vient de l’évolution du Projet NER/0/003 « Laboratoire de radio-isotopes » accepté et financé par l’AIEA en 1978 dans le cadre de l’ancien Département de Physique de l’Université de Niamey. Ce projet a été reformulé en juin 1984 suite à la création de l’IRI, et a par la suite donné naissance en 1990 au Projet NER/2/002 de l’AIEA dénommé « Développement de techniques analytiques nucléaires » qui en constituait ainsi le prolongement.

  1. Laboratoire d’Analyse par Fluorescence X

    Il est équipé d’une chaîne d’analyse par spectroscopie à rayons X permettant une analyse multi-élémentaire quantitative (ppm) ou qualitative des échantillons (solides ou liquide). Il dispose d’un échantillonneur (GENT SAMPLER) pour l’étude de la pollution de l’air.

  2. Laboratoire de datation par Carbone 14    

    La datation par carbone 14 permet de :         

    • déterminer l’âge des certains échantillons archéologiques et paléoclimatologiques (coquillages, charbon, Troubes, Goanos des chauves- souris, … etc.
    • Connaître la recharge des nappes souterraines et les échanges entre les nappes (dynamique des eaux souterraines).
  3. Laboratoire de Météorologie Appliquées et d’études du Climat (LAMAC)

    Ce laboratoire a été mis en place en collaboration avec : 

    • Brookhaven National Laboratory (BUL) USA
    • University of Okhahoma USA

    Il dispose des données collectées par la station ARM Mobile et une base de données climatologique de l’Afrique de l’Ouest. Le traitement des données permet de comprendre la physique et la chimie de l’atmosphère, la dynamique et la prédiction du climat.

  4. Laboratoire de maintenance électronique

    Les activités menées dans ce laboratoire sont : installation, configuration, calibration, mises à jour maintenance, réparation et conception de cartes.

Département de Médecine Nucléaire

          Mis en place en collaboration avec le CEA français des premières analyses ont eu lieu en 1987. A l’aide de l’assistance de l’AIEA le département a connu une diversification des activités avec les projets NER/6/03 et NER/6/04. En plus des analyses invitro de radioimmunologie le département dispose d’une Gamma Camera permettant l’exploration fonctionnelle de certains organes.

 

Coopération universitaire et scientifique

Les principaux partenaires de l’IRI sont :