Le mot du Recteur

mardi 23 septembre 2008
par webmaster

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L’Université Abdou Moumouni de Niamey est une institution jeune qui a connu un fort développement depuis sa création en 1971. A son ouverture, le Centre d’Enseignement Supérieur accueillait moins d’une centaine d’étudiants. En 2008, ce sont plus de huit mille étudiants inscrits à l’université. Pour mener à bien ses missions de formation des cadres supérieurs et de recherche au service du développement, l’UAM doit poursuivre sa politique de modernisation initiée depuis quelques années. Quatre axes prioritaires, repris en partie dans le Programme de Développement de l’Education (PDDE II) ont été identifiés.

  • La stabilité : l’institution universitaire ne peut se développer que si les conditions de la paix sociale pour l’ensemble de la communauté universitaire sont réunies. Avec l’appui des plus hautes autorités de l’Etat, la situation s’est normalisée sur le campus et l’année scolaire 2007-2008 a pu se dérouler sans perturbations. Il s’agit pour les prochaines années de maintenir le cap.
  • La pertinence : A l’heure de la mondialisation et dans un contexte économique souvent incertain, l’université doit former des cadres adaptés aux besoins de développement du pays et de la sous-région. La professionnalisation des formations est une nécessité impérative si l’on veut que les jeunes diplômés trouvent le chemin de l’emploi.
  • La qualité : Pour être crédible et reconnue, l’université doit s’organiser et se structurer pour assurer une formation et une recherche de qualité.
  • L’accueil : En 2015, l’UAM devrait accueillir plus de dix sept mille étudiants. C’est le double de l’effectif actuel. Un programme d’extension des infrastructures et des équipements de l’UAM est indispensable pour faire face à cette demande.

Plusieurs chantiers en cours, au sein de l’université, illustre l’engagement de l’institution sur la voie de la modernisation.

Dans le cadre du Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest (REESAO), l’UAM s’est engagée avec les principales universités des pays de l’Afrique de l’Ouest dans la mise en œuvre du LMD.
Cette nouvelle organisation des études universitaires doit favoriser la mobilité des étudiants et proposer une offre de formation adaptée facilitant l’insertion professionnelle et sociale. C’est aussi l’occasion d’engager une dynamique de réformes des pratiques pédagogiques favorisant l’autonomie de l’apprenant face à un parcours universitaire dont il est désormais responsable.

Pour renforcer la coordination et le pilotage de son action, l’Université se dote progressivement de directions fonctionnelles. Il a ainsi été créé un service central informatique, en charge de la définition et de la mise en œuvre du schéma directeur informatique de l’Université et une direction de la communication chargée de promouvoir l’image de l’université.

La mise en ligne du site web de l’université illustre cette volonté de renforcer la visibilité interne et externe de l’université.

Dans un futur proche, une direction de l’innovation pédagogique devrait voir le jour pour promouvoir entre autres l’usage des nouvelles techniques de l’information et de la communication dans la formation.

La recherche n’est pas en reste, un conseil scientifique provisoire a été mis en place. Il est chargé de définir les grands axes stratégiques pour le développement de la recherche à l’UAM. Depuis 3 ans un fonds d’incitation à la recherche a été créé. Il est destiné à appuyer des projets de recherche pluridisciplinaires, selon les critères suivants : pertinence, qualité, capacité de travailler en équipes, impact social, etc. Entre 2006 et 2008, 54 projets de recherche ont été financés, pour un montant de 285 millions de francs CFA.

L’UAM doit poursuivre la voie de ses réformes pour répondre aux besoins immenses du pays et être comme le dit sa devise : Une Université au service du développement .